Harmonie depuis 1803

Prochainement

Je 14 décembre 2017
18h45 : Espace Gruyère
Réception officelle d'Alain Berset, Président de la Confédération en 2018

Sa 28 avril 2018 à 20h
Di 29 avril 2018 à 17h

Concert annuel
La Tour-de-Trême, salle CO2

DISCOGRAPHIE

"Pierre et le Loup" 2007

Date de sortie : 17 Décembre 2007

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Le disque

[1] "Pierre et le Loup" Sergeï Prokofiev 25'26
    Récitants : Anne Richard et Jean-Marc Richard  
[2] "Petit pois" Texte : Anne Richard 23'26
    Récitants : Anne Richard et Jean-Marc Richard  
    Musique: Wind in the Willows, Johan de Meij  
[3] "L'enfant-roi" Texte : Anne Richard 21'04
    Récitants : Anne Richard et Jean-Marc Richard  
    Musique: Egmont, Bert Appermont  
       
       

 

"1851-1999 La Fête des Vignerons en marches" 2002

Les Oeuvres

En 1999, les musiciens du Corps de Musique ont abandonné leur uniforme traditionel le temps de la Fête des Vignerons et ont participé à la cérémonie du Couronnement, à quatre cortège et à deux concerts.
Afin de garder en mémoire les merveilleux souvenirs engrangés lors de cet événement exceptionnel, le Corps de Musique de la Ville de Bulle, associé pour l'occasion aux Fifres et Tambours de Bâle de la Fête des Vignerons 1999, vous convient à découvrir ou à redécouvrir un éventail de marches composées à l'occasion des Fêtes des Vignerons qui se sont déroulées durant les deux derniers siècles.

Qui pourrait imaginer une Fête des Vignerons sans musique? En effet, même si, depuis le XIXe siècle, elle s'est étoffée aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif, la musique a toujours été l'un des éléments moteurs de la Fête. Preuve en sont d'ailleurs les compositions souvent prestigieuses que la Confrérie des Vignerons a engagées pour les divers spectacles qui se sont succédés au cours des deux derniers siècles.
La Marche de la Fête des Vignerons de 1851 et la Marche triomphale de 1889 font partie de ce que l'on appelle les prologues patriotiques du XIXe siècle. Durant ces longs prologues aux accents grandiloquents, voire ampoulés, on couronnait les vignerons méritants. A côté de ces pièces purement instrumentales étaient exécutées des pièces chorales toutes consacrées à l'évocation grandiose de la patrie.

En 1977, Jean Balissat a incontestablement apporté des éléments musicaux novateurs, tout en gardant des aspects mélodiques permettant à l'oreille des spectateurs de trouver des points de repère. L'innovation de ce compositeur ne s'arrête pas là. En effet, il a clairement voulu se démarquer de l'opéra, puisque tous les rôles dévolus à des solistes professionnels ont été supprimés. C'est ainsi que ce symphoniste a remplacé les "Grands Prêtres" ou "Grandes Prêtresses" de Palès ou de Cérès , qui, depuis le XVIIe siècle, apparaissaient comme des succédanés d'acteurs d'opéra, par des marches.

A l'occasion de la dernière Fête de 1999, deux innovations importantes ont été apportées. En premier lieu, l'écriture musicale a été confiée à trois compositeurs: Jean-François Bovard, Michel Hostettler et Jost Meier. En second lieu, la cérémonie du Couronnement a été complètement séparée du spectacle, si bien que des pièces ont été spécialement écrites pour cet événement. C'est ainsi que le Corps de Musique de la Ville de Bulle, accompagné de la Landwehr de Fribourg, a présenté la Marche des deux harmonies dans une évolution occupant toute l'arène.

A côté de pièces composées spécialement pour les spectacles de la Fête des Vignerons, le Corps de Musique de la Ville de Bulle tient à encore à faire partager à l'auditeur deux pièces que les spectateurs de 1999 ont eu le loisir d'entendre à de nombreuses reprises, soit la Marche des cent-suisses et Festmarsch 2001 .

Les musiciens du Corps de Musique de la Ville de Bulle témoignent leur gratitude à la Confrérie des Vignerons.

 

Le disque

  Corps de Musique de la Ville de Bulle    
[1] Marche de la 2ème Fête (1851) François Gabriel Grost 5'24
[2] Marche triomphale Hugo von Senger 3'51
[3] Marche de Palès Jean Balissat 4'36
[4] Marche de Cérès Jean Balissat 3'53
[5] Marche de Pâques Jean Balissat 4'04
[6] Marche des tâcherons Jean-François Bovard 3'22
[7] Marche des morts Jean-François Bovard 3'54
[8] Marche des deux harmonies Jean-François Bovard 3'48
[9] Marche des galopins Michel Hostettler 1'59
[10] Marche des sécateurs Michel Hostettler 3'01
[11] Festmarsch 2001 Jost Meier 2'33
[12] Marche des cent-suisses Charles-Henri Bovet 3'56
  Fifres et Tambours de Bâle    
[13] Marche vaudoise (version ancienne) trad. 1'31
[14] Marche vaudoise (version moderne) trad. 1'23
[15] Marche de Vevey Jean Balissat 2'19
[16] Der "Vaudois" Gustave Doret 1'53
[17] Marche des Trois Soleils Jean-François Bovard 2'30

 

"Gli Elementi" 1999

 

La couverture

Les Quatre Eléments , José Roosvelt , 1999 (huile sur toile 100 x 100 cm)
Dans l'esprit de ses précédents tableaux, José Roosvelt a symbolisé le thème des "Quatre Eléments" par le corps humain. Le tableau est construit sur un carré, forme qui est traditionnellement le symbole du monde. Ce carré est lui-même divisé en quatre éléments, soit quatre triangles formés par les diagonales qui se croisent, quatre couleurs, quatre personnages. Deux éléments ont rapidement trouvé leur place et leur couleur: la terre et l'air. En référence à la dualité du Ying-Yang (terre/ciel, femme/homme, bas/haut, fécondée/fécondant), la terre, représentée par une femme, est située dans le triangle inférieur, alors que le triangle supérieur, soit l'air, est représenté par un homme. Comme le bleu (ou le violet) et le rouge sont des couleurs extrêmes du prisme visible, rien de plus logique que de les opposer dans cette dualité.

Pour l'eau et le feu, les deux couleurs déjà définies ont été prises comme point de départ: il s'agissait d'utiliser la complémentarité chromatique. Ainsi, je jaune-orange -complémentaire du bleu- a trouvé sa place dans le triangle du feu et le vert -complémentaire du rouge- dans le triangle de l'eau.
Quant aux personnages, ils se tournent tous vers le "x" qui est la convergence des quatre éléments. Comme chacun n'existe pas indépendamment de l'autre, ils tendent leur bras vers le triangle situé à leur droite, leurs quatre bras formant un carré, écho réduit du format de l'ensemble. Cette sensation de mouvement et d'interdépendance est encore accrue par des draps ceignant vaguement chaque corps et s'agitant, comme secoués par le vent, vers le triangle de gauche. Pour compléter son oeuvre, notre peintre fantastique y a ajouté un élément irrationnel: un trou en trompe-l'oeil, dans le croisement central, laisse entrevoir, se détachant des ténèbres, une POIRE, le fruit fétiche de José Roosevelt, un symbole flou, inquiétant, hermaphrodite, doté de pouvoirs magiques, tendre, appétissant, aux odeurs subtiles et à la poésie infinie.

Les Oeuvres

So Gehst Du Nun, Mein Jesu, Hin (Jean-Sébastien Bach, arr. Alfred Reed)
Deux parties qui se répètent chacune une fois. C'est de cette structure simple - en apparence seulement - que le génie de Bach a créé une oeuvre magnifique de profondeur.
Alfred Reed, un compositeur pour qui les couleurs de l'orchestre d'harmonie n'ont plus aucun secret, respecte pleinement les dévelopements contrapuntiques de ce chef-d'oeuvre et parvient à recréer la grandeur monumentale de ce fameux choral transcendé par la foi profonde de Bach et de ses contemporains.

Ouverture pour vents (Felix Mendelssohn-Bartholdy)
C'est à l'âge de 15 ans, soit en 1824, que le talentueux Mendelssohn composa cette pièce pour l'orchestre de Bad Doberan, alors qu'il y séjournait en compagnie de son père:
Ayant perdu le manuscrit de 1824, il le recopia en 1826. L'ouverture était intitulée Nocturno et était écrite pour une flûte, deux clarinettes, deux hautbois, deux bassons, deux cors, une trompette et un cor anglais basse.En 1838, cette oeuvre fut réorchestrée afin de lui donner une couleur approchant celle de l'ouverture de Weber, Preciosa , où un air gitan est introduit par un petit ensemble à vents accompagné de percussions.
C'est en formation réduite que le Corps de Musique interprète la version originale de 1826, version qui a été adaptée à l'évolution tant des orchestres à vents que des instruments les composant.

Banja Luka (Jan de Haan)
Banja Luka est une ville de 150'000 habitants de la Bosnie-Herzégovine. Son nom -Bain de Luc- a pour origine une croyance populaire, selon laquelle l'évangéliste y aurait exercé la profession de médecin. Il y aurait également découvert des sources médicinales encore utilisées de nos jours.
Cette cité historique, de par sa position stratégique, a été successivement conquise par les Romains, les Turcs et les Autrichiens. Au fil des siècles, elle est même devenue un centre commercial important.
En 1969, elle fut touchée par un tremblement de terre destructeur et fut ensuite reconstruite comme une ville moderne.
Banja Luka traduit les sentiments de son compositeurs à l'égard de la guerre civile qui a déchiré l'ex-Yougoslavie.
Un cri, le crépitement des armes à feu, une agressivité omniprésente dans l'introduction: c'est le conflit. Un quatuor de saxophones exprime le déchirement provoqué par ce drame qui, peu à peu, se transforme en prière murmurée par la trompette et le trombone.
Puis, furtivement, le conflit réapparaît. Il finit néanmoins par donner naissance à une période plus légère, symbole d'un espoir de paix.
Hélas! Cet espoir est prématuré, car les véritables seigneurs de guerre, le saxophone alto et la flûte, en décident autrement.
Enfin, les forces armées progressent inexorablement, laissant derrière elles des traces de sang et de feu. Dès lors, une vision de destruction apostrophe l'auditeur. Les plaintes répétées d'une clarinette et une pulsation de timbales, suggérant les derniers battement d'un coeur, illustrent ce chaos et nous posent cette question: pourquoi toujours la guerre?

Gli Elementi (Jean Balissat)
Dans cette pièce, Jean Balissat reprend certains thèmes musicaux qu'il avait déjà développés en composant la musique de la Fête des Vignerons de 1977.
L'évocation musicale des quatre éléments donne au compositeur l'occasion de rechercher des atmosphères contrastées, notamment dans le traitement de la percussion à laquelle il attribue un rôle de soliste.
La terre apparaît concrète et puissante, un effet viscéral étant créé par la grosse caisse, les timbales, les toms-toms et les bongos. Puis, l'eau se met à ruisseler des collines et serpente dans les prés, souple et fluide. Ce sont les claviers (vibraphone, marimba et xylophone) qui prennent le relais dans ce mouvement, tout comme dans l'air, où ils deviennent transparents et impalpables, mêlés aux couleurs si particulières des bois et des cuivres.
Enfin, le feu se fait tour à tour mystérieux, incantatoire, effrayant, destructeur. Ces différents caractères sont obtenus par une combinaison ingénieuse des effets produits par les peaux, les claviers, les cymblaes, le tam-tam, les wood-blocks et, bien sûr, tout l'éventail des cuivres.
La présente version de Gli Elementi (il existe également un arrangement pour brass band) a été présentée en première audition par le Corps de Musique lors de son concert annuel de 1998.
Les musiciens tiennent dès lors à remercier Jean Balissat de la considération qu'il témoigne à leur ensemble.
 

Le disque

[1] So Gehst Du Nun, Mein Jesu, Hin (1797) Jean-Sébastien Bach
arr. Alfred Reed
4'51
[2] Ouverture pour vent (1826) Felix Mendelssohn-Bartholdi 8'41
[3] Drums et toms (tambours)
Direction: Thierry Bürgisser
Roland Barras 2'45
[4] Banja Luka
Gli Elementi
Jan de Haan
Jean Balissat
13'25
[5] La Terra   3'14
[6] L'acqua   3'26
[7] L'aria   4'36
[8] Il fuoco   3'29
  Solistes:
Maxime Favrod
Richard Kuster
Louis-Alexandre Overney
   

 

"Songes d'Automne" 1996

 Les Oeuvres


Les Sirènes de laMoldau (Joseph Richard Rozkosny)
Première rencontre musicale de Joseph Richard Rozkosny (1833-1913), compositeur tchèque dont les oeuvres sont tombées dans l'oubli. L'influence nette de Smetana frappe d'emplée; une comparaison avec "La Moldau" s'impose inévitablement et donne lieu à la découverte de parallèles particulèrement intéressants entre les deux oeuvres.

Roméo et Juliette (Sergei Prokofiev)
Composé en 1935, "Roméo et Juliette" est le premier grand ballet de la période soviétique de Prokofiev. C'est aussi la première adaptation chorégraphique durable dans l'histoire de la musique d'une pièce de Shakespeare, dont les oeuvres constituaient à cette époque un des principaux centres d'intérêt de la culture soviétique, bien que parfois sujettes à d'âpres controverses idéologiques.

Concerto pour hautbois en mib majeur (Vincenzo Bellini) Soliste: Valentin Bassenne
Les compositions purement instrumentales de Bellini sont peu nombreuses et précèdent le premier de ses opéras, "Adelson e Salvini". Relativement peu connu, le bref concerto pour hautbos porte pourtant l'empreinte inévitable du compositeur.
Quelques mesures d'orchestres Maestoso e deciso, qui module de façon affirmée, servent de lever de rideau au Larghetto cantabile dont la mélodie se déploie avec une grâce ineffable; semblable à la voix humaine, l'instrument soliste s'épanche avec mélancolie, avant de se lancer dans un Allegro alla polonese, au rythme très à la mode alors, dans lequel la virtuosité ne masque à aucun moment l'invention mélodique.

Aquarium (Johan de Meij)
La suite pour orchestre à vents "Aquarium", composée par Johan de Meih met en scène six poissons exotiques, chacun représenté par un motif propre réapparaissant sous diverses formes.

Songes d'Automne (Jean Balissat)
Parler d'une composition de Jean Balissat en quelques lignes tient d'une véritable gageur tant ses compositions sont source d'innombrables et perpétuelles découvertes. Avec "Songes d'Automne", Jean Balissat arrive à mettre toutes ses idées dans la première phrase de l'oeuvre: l'importance rythmique, l'importance de l'intervalle, notamment la quarte augmentée, le sens du phrasé et de la mélodie, l'ambivalence harmonique ainsi qu'une très forte liane de tension omniprésente dans les trois mouvements de cette sinfonietta.
Commande de l'association vaudoise des musiques, "Songes d'Automne" est un hommage à feu César Cevey, ancien président. Le premier mouvement est une méditation sur la vie et la mort; il paraphrase la mélodie de la mi-été, air populaire romand. Le deuxième mouvement, somptueux moment musical où le recueillement rôtoie d'âpres moments de révolte face à la disparition de l'être cher. Le dernier mouvement, un rondo vif et dynamique dans lequel se font entendre les thèmes des précédents mouvements, termine avec verve cette suite de forme cyclique.

Le disque

[1] Les Sirènes de la Moldau Jean-Sébastien Bach
arr. Alfred Reed
8'12
[2] Concerto pour Hautbois (Mib Majeur)
Soliste: Valentin Basenne
Felix Mendelssohn-Bartholdi 8'08
  Roméo et Juliette Sergei Prokofiev  
[3] I. Introduction: Les Montaigus et les Capulets Roland Barras 1'45
[4] II. Tableau: le rue s'éveille Jan de Haan
Jean Balissat
1'49
[5] III. Danse matinale   2'17
[6] IV. Père Lorenzo   2'39
[7] VI. Les Montaigus et les Capulets   5'06
  Aquarium Johan de Meij  
[8] I Allegro grazioso   3'03
[9] II Andante / Adagio - Finale: Allegreto giocoso   6'55
[10] Carnaval de Rio (tambours) Alex Haefli 2'51
  Direction: Philippe Sugnaux    
[11] Songes d'Automne Jean Balissat 11'29