Harmonie depuis 1803

Prochainement

Je 14 décembre 2017
18h45 : Espace Gruyère
Réception officelle d'Alain Berset, Président de la Confédération en 2018

Sa 28 avril 2018 à 20h
Di 29 avril 2018 à 17h

Concert annuel
La Tour-de-Trême, salle CO2

 

 

1781 Révolution de Pierre-Nicolas Chenaux 
 1789 Révolution française 
 1798 Entrée des troupes révolutionnaires françaises en Suisse 
 1780-1800 C’est alors que la tourmente révolutionnaire fait rage dans toute l’Europe que l’on assiste très probablement à la naissance du Corps de Musique de Bulle. Mais ces débuts sont furtifs et il n’en reste aucune trace. 
1803 Acte de Médiation imposé à la Confédération helvétique par Napoléon Bonaparte, qui permet un retour à la paix et à la stabilité politique 
1803 Fondation attestée du Corps de Musique de Bulle sous sa forme actuelle, confirmée par un document de 1805 à son Excellence Louis d’Affry, avoyer du gouvernement fribourgeois. La société compte à l’époque 18 musiciens, réunis très probablement en formation de « musique turque ».
 1804 Réorganisation des armées suisses et création du Corps franc fribourgeois, accompagné d’une musique militaire
 2 mai 1805 Incendie de Bulle
 1810-1820 La commune de Bulle augmente petit à petit son soutien au Corps de Musique, qui devient alors la musique officielle de la ville.

Durant la première moitié du XIXe siècle, les maîtres de musique se succèdent rapidement et ne restent que peu de temps à la tête du Corps de Musique, en raison notamment des lourdes charges qui reposent sur leurs épaules. En effet, le directeur doit, en plus de la société de musique, assurer le poste d’organiste de la paroisse et l’enseignement de la musique aux écoles bulloises.
 1846-1847

Arrivée du maître de musique Jean-Antoine Gebert et abandon de la formation de « musique turque » pour une formation de type « fanfare », constituée de cuivres munis du système de pistons

 1847 Guerre du Sonderbund
 1848 Naissance du nouvel Etat fédéral
 1850-1900 Emergence de nombreuses sociétés de musique et de chorales en Suisse, suite à l’encouragement du nouvel Etat fédéral 
 1871 Après le départ de Jean-Antoine Gebert, Melchior Seeberger prend la tête du Corps de Musique. Excellent musicien, doté de vastes connaissances dans la direction d’orchestre, il s’inquiète particulièrement de la relève des musiciens et crée à cet effet une « petite fanfare », constituée de jeunes instrumentistes issus des classes des écoles bulloises. 
 1871 Mais Melchior Seeberger se voit très vite confronté à un taux d’absentéisme important en répétitions, ainsi qu’à un sérieux manque de discipline. Dans ces conditions, il décide de dissoudre la société. 
 1876 La société de musique renaît, mais sans la « petite fanfare ». 
 1884 Fondation de la Société fribourgeoise de musique et organisation de la 1ère Fête cantonale à Fribourg 
 1887 Après le décès subit de Melchior Seeberger, Franz Herberhold reprend les rênes de la société bulloise. Pianiste émérite et compositeur de talent, il est notamment l’auteur de la Diane, réinstrumentée par la suite par Raphaël Radraux, encore jouée à l’heure actuelle par le Corps de Musique de Bulle. 
 1889 Disparition de la Société fribourgeoise de musique et dernière Fête cantonale à Morat, où Bulle reçoit la 1ère Couronne devant la Concordia de Fribourg 
 1892 Arrivée de Casimir Meister, après plusieurs mois de recherches et de difficultés à trouver un chef de musique compétent. Doté d’une solide formation musicale, Casimir Meister est avant tout reconnu pour ses talents de compositeur. Il met en musique l’univers champêtre gruérien, avec notamment le célébrissime Ranz des Vaches. Tout comme son prédécesseur Herberhold, il contribue à l’animation de la vie musicale locale en organisant de fameux concerts. 
 1895 Léon Genoud remet sur pied les Cadets. 
 1896 Bulle représente la Gruyère à l’Exposition nationale de Genève. 
 1894-1898 Durant ces années, la société bulloise change souvent de directeurs. Très vite, la fanfare se remet à péricliter, en grande partie en raison de la non-connaissance de la direction orchestrale de ces derniers directeurs. En effet, la plupart étaient qualifiés avant tout pour le chant choral et non pas pour la direction de fanfares. 
 1899 C’est alors qu’est engagé Georges Canivez, âgé de 27 ans seulement, mais déjà titulaire d’un brillant parcours musical. L’engouement des musiciens pour ce nouveau chef talentueux et son répertoire musical grandiose les pousseront à participer à la Fête fédérale d’Aarau en 1900. 
 1900 Tout enthousiamée par son directeur Georges Canivez, la société de Bulle ramène de la Fête fédérale d’Aarau une 2ème Couronne de lauriers, la sacrant 3ème meilleure fanfare du pays derrière celle d’Herisau et de Zürich ! Dès ce moment-là, la société s’affermit et ne connaîtra plus les éternelles dissolutions qui jalonnèrent le XIXème siècle. 
 1905 Léon Genoud réorganise une fanfare des Cadets, qui avait certes connu de brèves périodes d’existence durant le XIXème siècle, mais pas de manière soutenue. 
 1905 Le Corps de Musique organise une prestation musicale en plein air, avec cavaliers, amazones, chanteurs et danseurs, afin de récolter des fonds pour la construction d’un kiosque à musique, encore présent de nos jours sur la place du marché de Bulle. 
 1905 Dès 1905 également, la société de musique édite La Grippe, journal satirique qui s’attaque aux hommes politiques de la région et qui sera publié jusqu’en 1966. 
 1905 1905 est une année faste pour le Corps de Musique qui participe aussi à la Fête des Vignerons de Vevey 
 1907 Inauguration du kiosque à musique sur la place du marché de Bulle 
 1909 Arrivée de Raphaël Radraux à la tête de la société. D’origine française, ce cornettiste virtuose est considéré comme le véritable père du Corps de Musique durant le XXème siècle, comme le fut Melchior Seeberger pour le XIXème siècle. C’est avec lui que le Corps de Musique entamera toute une série de voyages en Bourgogne. 
 01.08.1914 Première Guerre mondiale. Mobilisation générale en Suisse. A Bulle, la compagnie de Landsturm rejoint la gare, précédée de la fanfare locale 
 02.08.1914 Raphaël Radraux, citoyen français, quitte Bulle pour rejoindre les troupes françaises. Le Corps de Musique ne voulant pas d’une nouvelle dissolution, Paul Seeberger est nommé Directeur par intérim. 
 1914-1918 Durant la guerre, le Corps de Musique organise de nombreux concerts et s’applique notamment à remonter le moral des blessés de guerre français et belges internés dans la région. 
 1928 La fanfare se transforme en harmonie. 
 1930 Bulle accueille la 6ème Fête cantonale des musiques, durant laquelle est interprétée la fresque musicale Grevire de Joseph Bovet. Le fameux compositeur y dépeint une Gruyère idéalisée et idyllique, propre à remonter le moral de la population en cette période d’entre-deux-guerres. 
 1941 Départ de Raphaël Radraux, après 32 ans de bons et loyaux services pour le Corps de Musique 
 1953 Emile Lattion, directeur de l’Harmonie de Bulle depuis 1943, fonde l’Ecole de musique de la Gruyère, pour assurer entre autres la relève de la société. 
1958 Jules-Philippe Godard reprend les rênes de la société. Auteur de nombreuses retranscriptions et compositions, celui-ci marqua la vie musicale suisse des années 50 à 70 
 1967 Cette année-là, Jules-Philippe Godard prend sa retraite à l’âge de 68 ans et propose pour sa succession l’un de ses élèves, Erwin Neuhaus. 
 1968 Désireux d’assurer une relève pour les années futures de la société, Erwin Neuhaus encourage la création du Corps des Cadets. 
 1968 L’harmonie inaugure un nouvel uniforme, inspiré de celui qu’adopta l’armée fédérale en 1858. Il s’agit de l’uniforme toujours porté actuellement par la société de musique. 
 1971 L’Harmonie de la Ville de Bulle reprend le nom de Corps de Musique de la Ville de Bulle. 
 1978 Parallèlement à l’inauguration du Musée gruérien et du 50ème anniversaire de l’Association gruérienne des Costumes et des Coutumes, le Corps de Musique fête son 175ème anniversaire. 
 1978-1979 Pascal Favre dirige le Corps de Musique pour une année seulement. 
 1979 Jean-Pierre Mathez lui succède. Trompettiste de formation musicale, il créa à Moudon le Bureau d’Information Musicale (BIM) et lança la revue Brass Bulletin, avant de fonder également les Editions Bim. A l’image de ses réalisations personnelles, il parviendra à insuffler au Corps de Musique un véritable élan qui aboutira en 1990 à l’admission de la société en catégorie Excellence. 
 1985 La société bulloise arbore désormais un nouveau visage avec de bons musiciens et une relève assurée. C’est ainsi que le Corps de Musique de Bulle décrocha la 1ère place de la première catégorie du Concours cantonal des musiques fribourgeoises de Morat en mai 1985 ! 
 1986 A Jean-Pierre Mathez succède Jean-Louis Castella, premier Gruérien à diriger le Corps de Musique de Bulle ! Doté d’une solide formation dans le milieu choral, il poursuit l’oeuvre de Jean-Pierre Mathez et permet à la société d’accéder à la catégorie Excellence lors de la Fête cantonale de Marly en 1990. 
 1993 Jean-Louis Castella remet sa baguette à Jacques Hurni, élève de M. Jean Balissat. Directeur accompli et perfectionniste, il parvient durant ses 12 ans à la tête du Corps de Musique à maintenir la société en catégorie Excellence et se distingue lors de plusieurs concours internationaux. 
 1996 Le Corps de Musique enregistre son premier CD, Songes d’automne. 
1996 Lors de sa participation au Concours CISM pour orchestres à vents à Brno (Tchéquie), la société bulloise obtient la 1ère place en catégorie Excellence, avec le prix du meilleur directeur et de la meilleure interprétation de la pièce imposée.
 1997 Le Corps de Musique participe au Concours international d’Aix-les-Bains (France) et termine à la première place de la 1ère catégorie. 
 1999 Après 1905, la Fête des Vignerons de Vevey accueille une nouvelle fois le Corps de Musique de la Ville de Bulle, nommé harmonie officielle de la Fête avec la Landwehr de Fribourg. 
 2003 Le Corps de Musique de Bulle fête ses 200 ans ! D’importantes festivités sont organisées : messe de bénédiction de la nouvelle bannière, cortège jusqu’à Espace Gruyère, banquet, édition d’une plaquette historique et tournées de concert avec la création L’enfant qui n’avait pas de nom. Cet oratorio, composé par le regretté Jean-François Bovard, sur des textes de Pierre Savary, a réuni l’harmonie et cinq choeurs de la région : le Groupe Choral de l’Intyamon, le Choeur-Mixte de Grandvillard, La Cécilienne de La Tour-de-Trême, le Choeur-Mixte de Bulle et la Maîtrise de St-Pierre-aux-Liens. 
 2004 La société bulloise participe au Concours international pour orchestres d’harmonie EOLIA 2004 à Strasbourg (France) et remporte la 1ère place avec félicitations du jury en catégorie Vivace. 
 2005 Jacques Hurni tire sa révérence et cède la baguette à Blaise Héritier. Président de la commission musicale de l’Association suisse des musiques (ASM), il occupe une place de choix dans le paysage musical suisse. Directeur engagé, il met sur pied de grands projets pour le Corps de Musique de la Ville de Bulle. 
 2006 Sous la baguette experte de Blaise Héritier, le Corps de Musique de la Ville de Bulle participe en juin à la Fête fédérale de Lucerne. Dans l’antre du KKL, le CMB prouve qu’il fait désormais partie des dix meilleures harmonies suisses de catégorie Excellence. 
 2007

A la mi-janvier, le Corps de Musique organise le Concours cantonal fribourgeois de solistes, qui voit la participation de plus de 300 musiciens.

 

Acteur incontournable de la vie locale, le Corps de Musique de la Ville de Bulle conquiert un nouveau public en interprétant le conte musical de Sergueï Prokofiev Pierre et le loup, avec deux récitants de marque, Jean-Marc Richard et sa soeur, l’actrice Anne Richard. Celle-ci compose par ailleurs un texte pour la pièce Egmont, de Bert Appermont, pièce également présentée au public.

 

Le Corps de Musique de la Ville de Bulle enregistre son 3ème CD, Pierre et le loup, avec la généreuse participation de Jean-Marc Richard et Anne Richard.  

   
  Sources :


Plaquette historique édité à l’occasion du bicentenaire du Corps de Musique de la Ville de Bulle (2003) :
STOLARSKI, Pierre-Alain, Une harmonie dans la cité, 2003, 125 p.